19 juillet 2021

10 bonnes raisons d’écrire des romans

Selon une étude de Lire et Libranova, plus de 8 Français sur 10 aiment écrire, et ce, sous des formats très variables : journal intime, carnet, notes autobiographies, récit de faits réels. Cependant, le genre de prédilection reste le roman. Plus de la moitié des Français ont déjà écrit un livre qui dort quelque part dans des tiroirs numériques. Compte tenu de la difficulté à se faire publier, la proportion de ces romans qui aboutissent en librairie est certainement faible. Alors qu’est-ce qui peut motiver autant de personnes à écrire ? Nous avons identifié 10 bonnes raisons d’écrire des romans.

1/ Écrire des romans pour en vivre

L’auteur est une profession qui jouit encore en France d’une aura de gloire et de respectabilité. Comment expliquer cela ? Certainement le fait les Français conservent une sorte de fierté de la langue française. Peut-être d’autre part une image valorisée du livre qui n’est pas – en tout cas dans l’imaginaire collectif – encore devenu un produit comme les autres… c’est-à-dire standardisé, insipide, et vendu à grand renfort de marketing.

Mais si nous pouvons constater qu’il y a beaucoup de postulants au métier d’écrivain, il y a évidemment peu d’élus. Selon les AGESSA sur 100 000 inscrits, seuls 5 900 ont perçu plus de 8 650 € sur l’année 2013. Ce qui n’en fait pas des nantis, loin de là. Car cela ne permet même pas d’en vivre correctement. La quasi-majorité des auteurs exerce donc une double activité ou bien évolue dans un couple qui permet de couvrir les besoins du foyer. Au final, seulement quelques centaines d’écrivains peuvent s’enorgueillir de vivre de leur plume. Et encore, ce chiffre diminue comme peau de chagrin d’année en année. D’autant que l’écart se creuse de plus en plus entre ceux qui vendent des best-sellers tirés à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, et les autres qui ne dépassent parfois pas 400 exemplaires.

Donc vouloir écrire pour en vivre n’est probablement pas la motivation qui permette d’être le plus facilement et le plus aisément couronnée de succès.

Il doit probablement exister d’autres motivations.

2/ Écrire pour faire passer un message

Toujours selon l’étude de Lire et Libranova, la motivation principale des Français pour écrire est celle de faire passer des idées. Cela relève d’une intention tout à fait légitime et louable. Car l’écriture est réellement un moyen d’expression privilégié pour se faire.

Mais cela apparaît cependant comme paradoxal à double titre :

– Le premier est que compte tenu des chances d’un roman d’être édité, il est très peu probable que ces idées, même les plus brillantes du monde, puisse être partagées, en tout cas au plus grand nombre.

– Le deuxième paradoxe et non des moindres, c’est qu’à l’heure actuelle, les moyens de communications et les réseaux sociaux explosent à tout-va. Et pourtant, le sentiment d’être entendu dans ce foisonnement de posts, de vidéos, et de messages de tout genre est évidemment minime, voire quasi inexistant. Or, il est évident qu’une idée pour être développée a besoin de temps. Faire passer une idée un tant soit peu originale ne peut se résumer à un message de quelques phrases, voire de quelques lignes.

Et cela, la plupart des Français le comprennent bien. Car ils continuent d’écrire, avec l’espoir d’être lu par plus de quelques personnes. Mais cela ne décourage pourtant pas ces écri-vains de persévérer.

« Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » Guillaume Ier d’Orange-Nassau

3/ Écrire des romans comme thérapie

L’écriture permet d’effectuer une catharsis. La catharsis est directement liée au phénomène d’identification aux personnages et à l’histoire. Car selon certaines études le cerveau est incapable de distinguer ce qui relève du rêve de ce qui relève de la fiction.

Toujours est-il que la catharsis permet ainsi de vivre ou de revivre des événements qui nous ont affecté. Et au travers de cette catharsis, il est possible de se purger, se purifier de ce qui pouvait être gênant, ou même ce qui pouvait oppresser, ou engendrer des troubles physiques ou des maladies.

La catharsis peut s’opérer aussi bien sur les lecteurs, que sur les auteurs eux-mêmes. Avec une différence d’intensité évidente. L’auteur passe de nombreuses heures en compagnie de ses personnages, quand le lecteur ou le spectateur n’en passe que quelques-unes. D’autre part, l’auteur choisit lui-même le sujet de ses histoires alors que le lecteur n’a qu’une vague idée de des méandres par où l’histoire va le faire passer.

Il est d’ailleurs flagrant de voir que de nombreux auteurs traitent de thématiques récurrentes, mais très souvent aussi, de drames ou de traumatismes qu’ils ont eux-mêmes vécu. Et il n’est pas rare qu’ils affirment que l’écriture d’un livre a réussi à les libérer de ce qui leur pesait ou les oppressait.

4/ Écrire des romans pour rêver

Sans aller forcément jusqu’à la thérapie, il est certains que l’écriture permet de s’échapper des contraintes du présent. En tout cas pour un temps. Cela permet de rêver, de s’abstraire, d’oublier ses soucis. De manière aussi certaine que la lecture d’un bon livre nous sort de notre quotidien, en écrire un à fortiori.

5/ Écrire des romans pour vivre plusieurs vies

Encore une fois, le cerveau ne faisant pas la différence entre les images qu’on lui projette, de manière cinématographique ou imagée avec la visualisation que provoque la lecture d’un roman, le lecteur, mais encore plus l’auteur peut vivre autant de vie, autant de personnages, dans autant de décors, d’époques, de pays qu’il le souhaite.

L’auteur a par rapport à ça un avantage incommensurable par rapport au lecteur, c’est qu’il peut choisir absolument tous les composants de son histoire. Quand le lecteur est obligé de se laisser porter par les mots et l’imaginaire de l’auteur. Ceci expliquant peut-être le fait qu’autant de personnes, en tout cas de Français, écrivent des romans. C’est en effet un espace de liberté presque infini. Puisque tout est permis, surtout quand on écrit pour soi, sans perspective d’être lu. La censure n’existe pas, et l’auto-censure ne devrait pas exister.

6/ Écrire des romans pour imaginer un autre monde

Dans la lignée des deux points précédents, l’écriture de romans permet d’imaginer d’autres mondes possibles. Au moins dans la tête de l’auteur et de ses lecteurs.

L’écriture de romans et la création de mondes imaginaires est un moyen d’inventer d’autres formes de civilisation. Il est parfaitement dommage que la création artistique soit bridée dans notre société de consommation, et l’écriture en particulier. De là à y voir une volonté délibérée d’étouffer dans l’œuf toutes les velléités de création de sociétés différentes de celle qui nous est imposée par les médias, il n’y a qu’un pas. Mais pourquoi laisser à ces derniers l’exclusivité de la narration sur le monde, les laissant ainsi créant littéralement la société qu’ils veulent imposer à l’ensemble de la position mondiale.

L’écriture de roman peut ainsi devenir un acte révolutionnaire, en remettant en cause les fondements de notre société, comme on peut le voir dans toutes les dystopies, mais en tentant de proposer des alternatives.

7/ Écrire pour canaliser.

Selon certains, les idées flotteraient dans une sorte de réservoir semblable aux archives akashiques. Et il suffirait de se connecter à ce réservoir immense et infini. Pour d’autres, il serait possible de communiquer avec l’au-delà, c’est-à-dire avec les esprits. La question n’est pas ici de vérifier la véracité de ces affirmations, mais bien de signaler que certains auteurs écrivent dans cette optique. Certains pensent que c’est en réalité l’inconscient qui s’exprimerait.

Ce courant s’appelle le channeling, traduit en français par canalisation.

Au travers de cette pratique mystérieuse, il ressort la question de la création : d’où viennent les idées ? Et la majorité des créateurs est unanime à ce sujet : on ne sait pas.

Si l’on prend l’expression “être inspiré” au sens propre, il faut reconnaître que l’inspiration vient du souffle. Et que le souffle, c’est tout simplement ce qui nous relie au divin. Mais c’est aussi ce qui nous relie au Prajna, au ki et à l’énergie universelle. C’est en tout cas ce qu’ont révélé les traditions mystiques du monde entier. Et ce que semble confirmer la science au travers de la mécanique quantique.

8/ Écrire pour prendre du temps pour soi

Écrire est en tout cas un bon moyen de se consacrer du temps, rien qu’à soi. Et puis cela fait beaucoup plus sérieux de dire : “j’écris mon roman”, que de dire : « laisse-moi tranquille, je vais réfléchir-méditer-rêver (au choix) dans mon bureau. En tout cas, ça marche ! Et en fait… on ne fait pas qu’écrire. Parce qu’en fait l’écriture, ce n’est pas seulement rédiger des phrases, et faire vivre des personnages. Cela passe par toutes sortes d’étapes dont la rêverie, la collecte d’informations, la méditation font partie.

Alors, écrire un roman peut effectivement être considéré comme un simple moment de détente et de délassement. Si on ne se met effectivement aucun enjeu dans le fait d’écrire. Cela peut n’être qu’un passe-temps agréable.

Si c’est le cas pour certains, pour d’autres, l’écriture de romans s’apparente plus à un parcours du combattant, qu’il faut tous les jours recommencer pour espérer tirer quelques pages laborieuses d’une longue concentration et d’un minutieux travail d’orfèvre.

9/ Écrire des romans pour mieux se connaître !

L’écriture permet aussi de fixer sur le papier (ou dans des mémoires informatiques) nos envies, nos motivations, nos désirs les plus secrets. Elle devient ainsi le reflet de nous-mêmes. Reflet que nous pouvons contempler, non pas pour nous admirer, mais pour apprendre à mieux nous connaître. Et surtout mieux connaître les profondeurs de notre âme et de notre psyché.

10/ Écrire des romans pour donner du sens à sa vie

Le cerveau humain est fait de quelle sorte qu’il a toujours besoin d’essayer de comprendre et de donner un sens aux choses. Cela passe par les sens eux-mêmes. Eh oui, le mot est le même ! En tout cas, la vue et l’ouïe nous permettent d’organiser et de comprendre le monde qui nous entoure. Et pour ce qui concerne l’écriture, la vue sert à associer des lettres pour reconnaître leur sens. De même, l’ouïe va nous permettre de donner du sens à des suites de sons, qui vont devenir des mots signifiants, alors qu’au départ, ce n’est qu’un chaos de sons. Prenons l’exemple d’une langue étrangère, elle n’a aucun sens tant que nous n’avons pas réussi à la décoder.

Le cerveau va ensuite organiser l’ensemble des sensations sous forme de pensées, pour leur donner encore plus de sens ; les organiser, les relier à ce que nous savons déjà. Et c’est là que le cerveau va donc commencer à se raconter des histoires. Parce qu’il est fait comme ça. Je dirais à la limite, que nous n’avons pas le choix.

Toujours est-il que les histoires, qui à ce stade primitif sont toujours celles des autres, contribuent à donner du sens au chaos qui nous entoure. De la même manière qu’une langue étrangère est incompréhensible au premier abord, le monde lui-même est encore plus indéchiffrable. C’est pourquoi nous sommes obligés de le décoder au moyen de symboles que sont le langage, qui vont devenir des histoires. Et ce sont ces histoires qui vont nous permettre de donner du sens au monde qui nous entoure et à notre vie. Sans elles, en fait nous n’existerions pas.

L’évolution des motivations au fil du temps

Évidemment, ces motivations parleront plus ou moins à tout un chacun. Si je me pose la question de ce qui me pousse à écrire depuis tant d’années, je serais bien obligé de convenir que mes motivations recouvrent presque toutes celles que je viens de décrire. Mais qu’elles ont fluctué depuis que j’ai commencé à écrire.

J’ai bien évidemment été habité par l’envie d’être écrivain, de vivre de ma plume et de partager toutes mes belles idées au monde qui m’entoure.

Si ma volonté de vivre exclusivement de l’écriture est toujours présente, elle a peu à peu évolué vers des motivations plus subtiles. Elle s’est en quelque sorte transformée, au travers d’une lente maturation, que l’on pourrait presque qualifier d’alchimique.

Si vous lisez ces lignes, c’est très certainement que vous aussi avez déjà écrit ou que vous avez envie d’écrire un roman. Dites nous dans les commentaires quel est votre motivation pour écrire ?

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1 thought on “10 bonnes raisons d’écrire des romans

  1. Merci pour cet article. Je ne compte pas vivre de ma plume, non ! Mais être lu serait vraiment formidable !
    Lire des romans me permet de m’évader, de vivre une autre vie quand je m’identifie à un personnage, de découvrir les péripéties qui arrivent aux personnages…
    Écrire mon roman, serait de permettre aux autres de vivre tout ça ! Alors voilà, je voudrai l’écrire ce roman !
    Et je cherche des conseils pour me lancer dans cette grande aventure ! Mais il me sera difficile de dire à ma famille de ne pas me déranger car j’écris !

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